« Bonsoir à vous, mes invités, mes amis ! Je suis au plaisir de vous accueillir, Si nombreux, si attentifs, si curieux ! Toi le mendiant chef de famille Toi l’directeur qui pince sans rire, Le jeune manœuvre qui est envieux La bonne sœur et l’ frère aîné, Le mari adultère, et sa maîtresse d’école, Le pandore qui dort que d’un œil, Toi l’entraîneuse, toi l’entraîné L’ivrogne délétère, et son flacon d’alcool Toi le poète qui te recueille Soyez les bienvenus ! Les bien nourris, les bien choyés, les bien assis ! Sous la toile, dans la bulle, Au cœur de la fable, suivez le fil D’un cirque sans funambule, Pas à pas, tremblez, admirez, étonnez vos sens, Car voici que commence Le fabuleux Cabaret Affabulatoir ! »
« L’Affabulatoir » comprend une implantation sur une commune donnée d’un chapiteau, d’une scène extérieure, d’une petite tente abritant une buvette et de différents éléments de décors.
A l’image des fêtes foraines ambulantes du début du 20ème siècle, on entre ici dans un petit monde, un microcosme avec ses habitants, ses visiteurs, ses lieux publics, ses jardins secrets, son style, ses odeurs, son vocabulaire, ses règles, son genre vestimentaire, ses sonorités…